Ces mots ont probablement été prononcés par Jan C. Schlegel (1965), alors âgé de 14 ans. Cet allemand nous a ému par ses portraits en noir et blanc de populations jusqu’alors oubliées par le monde occidental.

C’est en Afrique que son épopée a commencé. Parti à la découverte de contrées lointaines, il a fait la connaissance de tribus autochtones.

Sur ces clichés, il n’y a pas d’artifices, seules comptent les personnes en elles-même, leur entité et leur histoire. Face à ces personnes brutes, sincères et entières, il a capturé des portraits uniques, empreints d’une émotion particulière, comme si l’on rencontrait un autre monde.

 

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Mais la prise ne représente ici que la moitié du travail accompli. Jan C.Shlegel travaille uniquement en argentique c’est à dire sur pellicule qu’il doit ensuite développer dans son laboratoire. Et pour retoucher ses photos, Photoshop n’est pas au rendez-vous. A l’aide d’un petit pinceau et de produits appropriés, il passe une quinzaine d’heures sur chaque photo lors du développement pour améliorer chaque détail et travailler les tons.

En ressort un noir et blanc unique qui se rapproche plus de couleurs délavées que du monochrome.

Par la suite, Jan C.Shlegel s’est éloigné du continent africain pour l’Asie, en passant par le Pakistan.

Peut-être un jour rencontrera-t-il les Satéré-Mawé en Amazonie ?

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